Divers

Tsembéhou/ Chandra : l'intervention militaire

L'intervention musclée de l'armée, le 2 mars 2003 à Tsembéhou a provoqué beaucoup de stupeur et de colère. Les habitants se sont interrogés longtemps encore sur les motifs qui ont poussé les autorités militaires à déployer un bataillon entier pour envahir la localité, défoncer des portes, arrêter des hommes, les déshabiller, les ligoter et les tabasser. Des tirs à balles réelles pendant plusieurs dizaines de minutes pour effrayer la population.

La remise en liberté de la totalité des personnes arrêtées(49 au total) a permis de comprendre qu'il ne s'agissait pas seulement d'une opération de maintien de l'ordre. D'après le témoignage de certains d'entre eux , alors que les soldats les tabassaient un officier militaire aurait laissé entendre que le but de la mission était de venir faire désintégrer « le fief d'Azaly. » Car d'après lui Tsembéhou constituait un fief du colonel Azaly, président de l'Union des Comores.

Lire la suiteTsembéhou/ Chandra : l'intervention militaire

Le devoir de mémoire: Ce qui s'est passé le 2 mars 2003

Regrettable conflit

La population de Tsembéhou a vécu le dimanche 2 mars 2003 un véritable cauchemar. L'escadron de la gendarmerie anjouanaise est intervenu activement pour rétablir l'ordre à la suite d'un pugilat, débuté le 28 février, entre deux groupes de jeunes sur le stade de football.

Tout a commencé à Mtsimbatsy, où se situe l'unique terrain de football de la région. Ce stade est utilisé simultanément par les jeunes de Tsembéhou et de Chandra. Une altercation, le vendredi après-midi, 28 février, entre 2 jeunes sportifs, de ces 2 localités, à la suite d'une blague, a vite transformé le stade en un terrain de boxe où coups de poings, jets de pierres et bousculades abondaient. Les jeunes de Chandra ont, sur-le-champ, tué une vache et brûlé quelques instants plus tard un bœuf, détruit certaines cultures. Un berger nommé Daoud Matso qui tentait de sauver son bétail a été pris en partie, fut brutalisé avant d'être ligoté et ramené à Chandra. La nouvelle a fait monter la colère d'un cran à Tsembéhou. Ce que certains considéraient jusque-là comme une simple bagarre entre jeunes allait vite prendre des airs de combat. L'émotion et la colère étaient à son comble à Tsembéhou.

Lire la suiteLe devoir de mémoire: Ce qui s'est passé le 2 mars 2003

 

Statistiques d'Affichages

Compteur d'affichages des articles
1683987

Utilisateurs Connectés en Ligne

Nous avons 38 invités et aucun membre en ligne