Eau potable à Tsembéhou: Le pari gagné

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La saison des pluies est terminée. Et pour la première fois depuis des décennies Tsembéhou a vécu cette saison sans coupure d'eau à la grande satisfaction des ménages. L'eau du nouveau réseau de Hambajé coule dans les robinets à Tsembéhou depuis le 27 octobre. Au-delà de la joie de la population de disposer, à présent, de l'eau potable en quantité suffisante, s'adjoint la satisfaction d'avoir atteint l'objectif fixé en mai dernier de consommer cette eau avant la fin de l'année 2003. Objectif jugé ambitieux à l'époque, mais qui a finalement été atteint grâce à la mobilisation des moyens financiers et au dynamisme de la communauté.

Les travaux, financés et réalisés exclusivement par la communauté, ont consisté, avant tout, à construire à deux kilomètres, au sud de la ville, dans un lieu nommé Hambajé, une citerne de 80 m3 qui est alimentée par cinq petits réservoirs bâtis, eux, sur différentes sources. Il s'agissait aussi d'acheter des tuyaux longs de deux kilomètres. Un technicien, en la personne de M. Takidine Salim , était envoyé à Dubaï pour l'achat de ces tuyaux en PHD.

La participation communautaire aux différentes étapes de l'exécution des travaux a été exemplaire. Du transport des matériaux aux paiements des cotisations et au recours à la main d'œuvre, le projet n'a souffert, d'aucune indolence. Ce sont environ 16 millions de francs comoriens qui sont dépensés pour l'achat des tuyaux et autres matériaux de construction des citernes. La moitié de cette somme a été fournie par la diaspora tsembéhouenne. La main d'œuvre a été, comme on s'y attendait, presque gratuite.

C'est pour mettre un terme aux fréquentes pénuries d'eau qui frappait la ville que les habitants s'étaient résolus à construire ce réseau de Hambajé.

Situé à l'ouest, l'ancien réseau, aménagé en 1963, s'est révélé depuis longtemps insuffisant, défectueux et coûteux dans l'entretien. A Tsembéhou on parle d'utiliser, tout de même, cette ligne à des fins d'irrigation.

Tout compte fait, les Tsembéhouens ne sont pas encore au bout de leur peine. Le nouveau réseau est branché à l'entrée de la ville au réseau intérieur, vieux de quarante ans. S'il n'est pas renouvelé rapidement, compte tenu de nombreuses fuites qui le caractérisaient, ce vieux réseau risque de provoquer un autre problème d'insalubrité avec toutes les conséquences imaginables. Les responsables du Comité de Développement, chargé de l'exécution de ce projet, en sont conscients et à en croire M. Nourdine Djaza, le contrôleur, des démarches sont entreprises pour le renouvellement du réseau intérieur.

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