Comores: Généralités

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            L'archipel des Comores est situé dans le canal du Mozambique à 200 km au Nord–Est de Madagascar et à 300 km à l'Est du Mozambique. Il comprend quatre îles dont trois (la Grande Comore, Anjouan et Mohéli) constituent l'Union des Comores (UC), Etat indépendant depuis juillet 1975. La quatrième île, Mayotte, est restée sous administration française.

            La population de l'Union des Comores est estimée à 700 000 habitants, [1] dont 66% de ruraux, [2] pour une superficie totale de 1 645 km 2 . La densité de population est donc élevée, en particulier à Anjouan et en Grande Comore. [3] Rapportée à la surface agriculture utile, cette densité est l'une des plus fortes d'Afrique. Le taux de croissance démographique est estimé à 2,6% et l'espérance de vie à 61 ans. La population est très jeune, 43% des comoriens ayant moins de 15 ans. Outre l'émigration, officielle ou non, vers la France (Mayotte et France métropolitaine), Madagascar et la Tanzanie, on observe une migration entre les îles, notamment depuis Anjouan vers Mohéli, moins densément peuplée et plus riche en ressources naturelles.

            Depuis son indépendance, le pays a souffert de troubles politiques récurrents. En 1997, la sécession de l'île d'Anjouan puis de celle de Mohéli ont provoqué une crise majeure, qui a mobilisé l'intervention de l'Union africaine. Une nouvelle constitution, adoptée en 2001, vise à garantir à chaque île une large autonomie au niveau économique, tout en préservant l'unité du pays dans un cadre confédéral. Sur cette base, la situation s'est normalisée progressivement et les programmes qui étaient suspendus ont repris leur cours. Des élections législatives des Assemblées des îles autonomes et de l'Assemblée nationale de l'Union se sont tenues en mars et avril 2004. Il est prévu, dans les mois à venir, que les députés complètent la constitution par l'adoption de lois organiques.

            Ces évolutions constituent des étapes clés dans la normalisation de la situation politique et institutionnelle et devraient favoriser notamment le renforcement de la coopération internationale. Toutefois, des questions importantes restent à régler entre les institutions des îles et de l'Union, en particulier sur la répartition budgétaire et fiscale. Une nouvelle répartition des compétences – qui responsabilise largement les administrations des îles — devrait conduire à une réorganisation des institutions en charge du développement rural.

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