38ème anniversaire de l'Indépendance de notre pays

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38ème anniversaire de l’accession des Comores à la Souveraineté internationale

Des extraits du discours du Président Ikililou Dhoinine, le 6 juillet 2013.

Il y a exactement 38 ans depuis que notre Vaillant Peuple, débout comme un seul Homme, avec à sa tête, nos Héros Elus, nos Aînés Téméraires, Hommes et Femmes convaincus de l’inaliénable droit et idéal de liberté, de la valeur de cette aspiration, de l’inévitable désir instinctif humain d’être libre, proclamèrent l’indépendance de l’archipel des Comores.

 

C’est donc conformément à cet instinct humain naturel mais surtout aux principes sacro-saints de la Charte des Nations Unies et des normes internationales dont l’application est garantie d’abord par les cinq Membres Permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, que le 12 novembre 1975, notre pays, l’archipel des Comores, Maoré, Ndzouani, Mwali et Ngazidja, fut admis comme membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies…

Aujourd’hui encore, il nous est très difficile de comprendre l’attitude des autorités françaises du moment de la décolonisation de cet archipel. Il ne suffit pas d’expliquer ce qui venait de se passer par le seul fait que dans un même territoire que l’on a pourtant administré comme un tout, de l’expression populaire et démocratique, ressortent des différences pour les raisons que nous connaissons et dont l’importance et le fondement ne devraient pas nous échapper ou nous être indifférents…

     Le peuple comorien n’exprimera jamais assez au monde entier, notamment à ses amis, sa douleur, sa très profonde affliction, son impénétrable désarroi face à ce qu’un ancien Chef de l’Etat français, François Mitterrand, qui disait entre autres, au Feu Président Saïd Mohamed DJOHAR et par la même occasion aux Comoriens que nous sommes, je le cite « ... le problème de Mayotte, si mal engagé en 1974, si mal engagé à mes propres yeux, que je me souviens d’avoir refusé le sort qui était refusé à cette île ».

Oui, le Président Mitterrand avait raison et tout autre Homme d’Etat français qui correspondrait à l’idée que nous nous faisons de ce Grand Pays et de ses Illustres Intellectuels, un Pays, une Nation qui a traversé tant d’épreuves mais qui a toujours su mettre en avant les idéaux de liberté et de droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, conviendrait avec lui.

Et lorsque François Hollande, actuel Chef de l’Etat français reconnaît, à Alger, solennellement les « souffrances que la colonisation française » - un « système profondément injuste et brutal » - a infligées au peuple algérien, cette volonté de rétablir des faits historiques, convenez avec moi qu’il y a lieu d’espérer pour les Comores.

Hélas, pendant toute cette période, l’ancienne puissance coloniale n’a fléchi sur aucune de ses positions, éloignant encore plus la possibilité de retrouvailles pour un même Peuple dont les différences sont moins visibles que celles qui ont pourtant permis à cette Grande Nation française de bâtir son Unité autour des valeurs de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité…

L’introduction du visa Balladur par exemple, a davantage compliqué une situation déjà suffisamment complexe. Cette décision étrange prise par un Etat qui a pourtant soutenu sans réserve la réunification d’un autre grand pays, l’Allemagne, a définitivement anéanti les espoirs des Comoriens des quatre îles de sceller un jour leur réconciliation. C’est pourquoi, nous ne cesserons jamais de demander aux Autorités françaises l’annulation de ce visa.

L’imitant, 23 ans après, je voudrais aussi m’interroger en tant que Garant de l’Unité Nationale des Comores : « Au nom de quoi et pour quels intérêts, la France continue-t-elle d’ignorer le droit international et la volonté d’un Peuple qui ne demande qu’à vivre comme tous les autres Peuples du monde ? ».

Je me pose cette question parce qu’au moment où nous nous efforçons à trouver une solution juste à ce différend territorial, l’ancienne puissance coloniale, conformément à son droit interne, modifie constamment et unilatéralement le statut de l’objet dudit différend en l’occurrence Mayotte.

Hier, Mayotte « Collectivité Départementale », aujourd’hui, « Département d’Outre-mer Français », et dans un proche avenir « Région Ultrapériphérique Européenne », l’ancrant davantage en son sein sous prétexte qu’elle organiserait des consultations à Mayotte, d’ailleurs non reconnues par les Nations Unies. Ce statut futur de Mayotte vient donc se rajouter à toute cette complexité !

Nous sommes en droit de nous demander comment l’Union Européenne, composée d’Etats membres des Nations Unies et qui ont eu à s’exprimer encore il y a longtemps sur la question de Mayotte, peut-t-elle cautionner une telle démarche ?

Toutefois, je dois rappeler à tout le monde qu’en prêtant serment sur le Coran, j’ai juré de respecter la constitution de mon pays et de sauvegarder l’intérêt national. En cela, je ne m’éloignerai point et je continuerai à remplir mes fonctions constitutionnelles pour l’intérêt supérieur des Comores.

Et de toutes les façons, la seule voie possible aujourd’hui est le dialogue et je compte sur votre soutien…

Je donnerai le meilleur de moi-même et je mettrai tout en œuvre pour les préserver car vous m’avez confié la lourde charge de conduire aux destinées de notre pays. Je reste donc plus que jamais déterminé à agir et obliger l’équipe qui m’entoure à s’y conformer pour que je puisse être en mesure de remplir fidèlement mon devoir de gardien de notre Constitution, de garant de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos Institutions républicaines.

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