Vacances, mariages et dépenses

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Les vacances à Tsembéhou, c'est aussi le moment choisi par les couples et leurs parents respectifs pour les cérémonies nuptiales. Cette année encore les vacanciers n'étaient pas moins gâtés. Pas moins de dix mariages ont été célébrés avec tout son cortège de festivités et de danses. Et ce n'est pas encore terminé. L'on va encore se régaler.

Pour cette circonstance, nos concitoyens de la diaspora sont venus nombreux, de Mayotte, de Mohéli, de Ngazidja et de France, pour partager ensemble ces moments de bonheur et de joie. Certes ils sont venus pour les vacances mais aussi avec le secret espoir de participer aux différentes cérémonies de mariage.

Wadaha, Tari, danse de l'Enfant prodige (Ngoma ya mwana) pour les femmes. Barzangui, Toirab, Chigoma et Mchogoro pour les hommes. La fête, c'est pour toute la ville.

La grande particularité des mariages de cette année, c'est l'abandon pur et simple des mesures prises il y a trois ans pour réglementer les dépenses ostentatoires occasionnées lors des mariages. Il semble donc que ces mesures ont fait long feu.

Le Shiyisa Ndrolo (scellement du mariage) et le Valizi ya Nyadza (la Valise de la Belle-mère) reviennent en force au vu et au su de tout le monde.

Le premier qui consiste à envoyer chez le nouvel époux, à l'avant-veille du mariage, plusieurs dizaines de kilogrammes de cadeaux, était jugé superflu par une certaine catégorie sociale. Le coût moyen du Shiyisa Ndrolo était estimé à 500.000 F comoriens. Ce sont surtout des gâteaux, des mets, du riz, des fruits, des brochettes. Bref tout ce qui est comestible est permis. Et les familles rivalisaient d'adresse pour offrir au gendre le plus gros lot.

La Valise de la Belle- mère est une valise pleine d'habits et autres artifices que la famille de l'époux « offre » à la famille de la mariée. Celle-ci pourrait au préalable envoyer une liste des membres de la famille à vêtir.

L'interdiction de cette pratique avait, certes, des détracteurs qui ne cessaient de critiquer les pionniers. Cependant ils ont profité de cette période de transition à Tsembéhou pour faire revenir cette pratique.

La nouvelle équipe à la mairie saura-t-elle relancer ces mesures ? C'est tout le mal qu'on pourrait lui souhaiter, surtout que la grande majorité de ses partisans ont été parmi les innovateurs de cette coutume.

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