Fin de la grève des transporteurs

La grève des transporteurs a pris fin ce mercredi. Un protocole d'accord vient d'etre signé entre les responsables politiques du gouvernorat et le syndicats des chauffeurs mettant ainsi un terme à cette grève qui a duré 48h. Au grand soulagement de la population.

Entre temps, le bateau petrolier en rade au port de Moroni est attendu dans l'île dans les heures qui viennent.

Grève des taximen

Confrontée à  une pénurie de carburant depuis quelques jours, l’île d’Anjouan vient de se réveiller ce lundi 15 août avec une nouvelle beaucoup plus triste. Les taximen ont déclenché une grève illimitée qui a été scrupuleusement suivie. Si elle continue avec cette intensité, cette grève mettra à mal une économie de l’île déjà meurtrie par plusieurs facteurs. Parce que les routes sont dans un piteux état, les taximen soutenus par les autres conducteurs ne veulent pas payer de patente, de vignette et  de taxe gasoil. 

Sommes-nous si médiocres ?

Un sentiment de révolte pourrait animer toute personne animée de bonne volonté à la vue de l’état dans lequel se trouve actuellement le stade mythique de Mtsimbatsy. Ce stade a été aménagé, clôturé et doté de deux bancs  d’arbitres il y a seulement un peu plus d’un an. On pensait même, à l’époque,  y plaçait du gazon synthétique.

Aujourd’hui, à l’exception de deux camps de gardien, tout est parti. Les portails et portes d’entrée, les bancs et les toits sont emportés par des malfaiteurs. Tout le grillage traine à même le sol. Et cela ne préoccupe personne.

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Le pont de l’espoir

Les travaux pour la construction du pont de Hamoudou ont repris après un arrêt momentané. Confié à l’entreprise Majika, ce projet de relier Tsembéhou à Mtsimbatsy avait nourri et continue de nourrir beaucoup d’espoirs. La population de la ville dans son ensemble attache un grand intérêt à la réalisation de ce pont qui permettrait à chacun de se rendre à Mtsimbatsy ou à Chandra en voiture ou à pieds dans de conditions acceptables.

Autre avantage et non le moindre de ce pont tant souhaité: le développement de l'agriculture dans la mini-plaine de Mtsimbatsy et l'espoir que certaines personnes iront construire leurs habitations et y vivre là-bas.  

Pénurie d’eau

Depuis plusieurs mois, la ville de Tsembéhou traverse une période difficile caractérisée par une pénurie d’eau potable. Certains  robinets sont à secs. Les quelques autres qui sont ravitaillés n’obtiennent la précieuse liquide que le soir. Une situation qui se répète tous les ans pendant cette période de Kussi.

 Un grand paradoxe : la ville se trouve dans la région la plus arrosée des Comores à quelques centaines de mètres de Dzialandzé, l’un des plus grands lacs d’eau douce du pays. Et une rivière, traversant Tsembéhou, coule tout au long de l’année.

 

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