Eau potable à Tsembéhou : la fin du calvaire

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C’est avec soulagement et satisfaction que la population de la ville de Tsembéhou a accueilli la mise en marche du réseau d’adduction d’eau de Gouni. Ce réseau qui alimente les quartiers de Nkomajou, Dagolahari, Chambejou, Dagolatsini et Bandra La Dzoumwenye est une aubaine aussi pour les autres quartiers de Bandrani, Dagolajou et Bandra Mvouli, puisqu’ils vont profiter à eux seuls des réseaux de Drindri et Hambajé qui il y a peu arrosaient l’ensemble des quartiers cités. Théoriquement, le problème d’eau potable ne devrait plus se poser à Tsembéhou durant un certain temps. Déjà Sohamwé et Bandrajou utilisaient depuis belle lurette le réseau de Dzitso.

Le nouveau réseau est l’œuvre d’un groupe de volontaires qui ont cru à ce projet et qui ont mobilisé les moyens et les énergies pour y arriver. Et de quelle manière ?

Il fallait un peu plus de 10 millions de francs comoriens pour financer cet ouvrage (le réseau de Hambajé qui a mobilisé toute la population et la diaspora avait coûté environ 16 millions). Parmi les bénéficiaires, peu de gens croyaient à ce projet. Et il n’y avait personne pour miser sur un kopeck. Le groupe de volontaires était allé frapper à la porte du Sanduk, banque populaire qui a son siège à Tsembéhou. Pour contracter ce prêt, il faut un gage équivalent. Un volontaire, M. Anzidou Saindou, a accepté de mettre en jeu un terrain familial. Ce qui fut fait. Grâce à sa détermination et à son dévouement et le soutien de toute une équipe d’obstinés, le tout Tsembéhou est désormais arrosé d’eau potable.

Le réseau d’adduction d’eau qui alimente la ville de Tsembéhou date de 1967. A l’époque la population totale était estimée à 4 000 habitants. En 2017, cette population est estimée à environ 12 500 habitants. C’est pour pallier à la situation de pénurie d’eau devenue critique depuis une dizaine d’années, surtout dans les quartiers Nord (Dagolantsini), EST (Chambéjou) et Ouest ( Bandra La Dzoumwenye) que M. Anzidou et ses camarades volontaires s’étaient lancés dans cette heureuse aventure. Puissent les différents foyers payer les frais de branchement qui vont permettre de rembourser cette dette contractée au Sanduk ?

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