Nourdine Bourhane: Vice président

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Qu’attendent de lui les Tsembéhouins ?

Qu’attendent les Tsembéhouins de l’élection de M. Nourdine Bourhane, Vice-président de l’Union des Comores ? Sans trop vite aller en besogne, nous serons amenés à tenter de répondre d’ abord à cette question par une autre qui est son corollaire. Qu’attend Nourdine Bourhane des Tsembéhouins? Ou plutôt que doivent faire les Tsembéhouins pour aider Nourdine Bourhane, Vice-président ?

 Certaines personnes bien averties seront tentés de répondre que les Tsembéhouins ont déjà beaucoup fait pour aider M. Nourdine Bourhane. Qu’ils l’ont élu avec un score plus qu’honorable le 26 décembre dernier. Qu’ils l’ont toujours soutenu politiquement. Ce qui est vrai mais insuffisant, compte tenu de la nouvelle mission que le pays tout entier vient de lui confier.

 Nous ne devons pas oublier qu’il est le Vice-président de l’Union des Comores et présente Anjouan dans cette haute sphère de décisions. Faut-il alors comprendre que lui seul ne peut réfléchir, élaborer et étudier divers projets capables de répondre aux aspirations des Tsembéhouins. Et Dieu seul sait combien elles sont nombreuses ces aspirations !

 Donc la meilleure manière d’aider Nourdine Bourhane à aider Tsembéhou, c’est avant tout aux Tsembéhouins de tout bord s’organiser solidement pour profiter au maximum de ce mandat de cinq ans.

 Un riche héritage

 Il est indéniable que la communauté de Tsembéhou est l’une des Communautés comoriennes les plus dynamiques qui participent au développement communautaire. Plusieurs réalisations sont là pour en témoigner. Citons au passage la construction de la mosquée de Vendredi en un temps record, la construction du Foyer des Jeunes, du Marché, des salles de classe de Hamoudou, l’adduction d’eau de Hambaje, l’assainissement des quartiers, l’aménagement des 3 places publiques. Dans la même lignée l’on peut ajouter la construction de la mairie, de radio et télé Tumpa, du bureau de Sanduk, de Radio Tonic, la liste est longue.

 Cependant l’organisation dont Tsembéhou a besoin en 2011 est une organisation solide, durable, plus efficace devant réunir les hommes, les femmes et les jeunes de bonne volonté. Il faut reconnaitre que Tsembéhou a payé un lourd tribut pendant les 10 ans de séparatisme. Les plaies ne sont pas totalement cicatrisées. Certaines personnes se sont marginalisées alors que d’autres ont préféré quitter la ville. Ils n’ont pas eu le courage de faire leur autocritique et de présenter des excuses à la population pour les brimades, les injustices, la répression et les humiliations qu’ils ont fait subir.

 Cinq ans après la libération de l’ile, il est difficile pour eux de faire le premier pas. Il faut alors les aider à emprunter le chemin de la réconciliation avec Tsembéhou tout entière. Il faut reconnaitre d’avance que cette voie est compliquée, il y aura des irréductibles puisqu’il semble qu’ils avaient signé un pacte moral, certains disent qu’ils avaient lu un "Hitma" jurant qu’ils ne se réuniront jamais avec le reste de la ville. Vrai ou faux ? Il est encore trop tôt pour le confirmer. Heureusement les résultats des présidentielles de l’Union et ceux du référendum constitutionnel ont montré que la très grande majorité de la population fait confiance à M. Nourdine Bourhane. Donc la marge de manœuvre est bien élargie.

Séminaire sur l’avenir

 Alors la première étape pour aller de l’avant est d’organiser des Assises à Tsembéhou pour rédiger et adopter un plan de Développement local. Au cours de ces assises seront également abordés les différents problèmes de la ville. Organisées efficacement, ces Assises qui doivent réunir des Tsembéhouins d’Anjouan et ceux résidant à Mwali, Ngazidja, Maoré et France/Réunion marqueront un nouveau départ. Tsembéhou y sortira grandie, réunie, forte et solidaire, capable de soutenir le Vice-président à répondre aux aspirations de tous.

 Pour revenir à la question posée ci-haut, nous dirons que Tsembéhou attend beaucoup du Vice-président. Nous le saurons clairement après la tenue de ces Assises. Le document final reflétera les souhaits de toute la ville. Mais d’or et déjà nous pouvons penser que ceux qui l’ont élu attendent des gestes significatifs dans le chapitre des nominations, des recrutements et des promotions. Dans ces domaines, mieux vaut le dire tout de suite, les heureux élus ne seront pas légions. Non seulement parce que la Fonction publique est saturée et subit le diktat du FMI et de la Banque Mondiale mais il y a aussi le fait que la masse salariale est gonflée dès ce mois d’octobre avec la normalisation de la situation des enseignants et le recrutement pendant la période électorale. Alors ne nous voilons pas la face, les recrutements à la Fonction Publique seront difficilement réalisables.

Un taux de chômage préoccupant.

 Il faut voir peut être du côté des recrutements dans les Sociétés et entreprises privées qui opéreront dans le pays. Et là encore, il faut que les (ou le) Tsembéhouins qui seront nommés dans son cabinet soient très actifs et conscients de cet enjeu. Le chômage à Tsembéhou, à l’instar de tout le pays, est préoccupant.

 A propos des nominations, la tâche ne sera pas non plus facile. Et cela pour deux raisons : la présidence tournante était assurée par Sambi, d’origine anjouanaise. Des Anjouanais ont occupé certaines directions depuis à peine une demi-dizaine d’années. Comme c’est un Mohélien qui assure désormais la présidence serait-il tenté de les remplacer par ces proches collaborateurs alors que les responsables actuels ont fait campagne aux côtés de Nourdine Bourhane pour élire M. Ikililou. S’il faut les remplacer le bon sens aurait voulu que ce soit des Comoriens d’Anjouan qui les succèdent au nom du sacro-saint principe « d’équilibre des îles ». Comme on le voit, le combat sera dur et délicat pour Nourdine Bourhane : batailler d’un côté pour conserver à leur poste des collègues avec qui ils ont fait campagne pour le Président Ikililou Dhoinine et de l’autre lutter pour faire nommer de nouveaux venus qui ont montré leur savoir-faire pendant la campagne.

 C’est surtout sur le plan des Infrastructures que le Vice-président est attendu par l’ensemble de la population. La route qui dessert Tsembéhou et les localités voisines de Drindri et Chandra est depuis deux décennies dans un état de dégradation avancée. La réhabiliter dans les meilleurs délais sera le souhait de tous. Tsembéhou sera totalement comblée s’il arrive à faire ouvrir une route qui relie la ville à Lingoni en passant par Drindri et Dzialandzé. Ce projet une fois réalisé placera Tsembéhou dans un carrefour incontournable et lancera la ville dans un développement socio-économique sans précédant. Le tourisme connaitra un essor considérable et la circulation routière un bond significatif.

Le pont de Mtsimbatsy

 Le rêve de tout Tsembéhouin est de voir un jour un pont relier Hamoudou et Mtsimbatsy, cette mini-plaine splendide et merveilleuse qui a déjà fait fantasmer des couples, sportifs, élèves et vacanciers.

 Comme on le voit les défis que doivent relever le vice-président Nourdine Bourhane et les Tsembéhouins sont immenses mais réalisables à la seule condition qu’ils marchent ensemble côte à côte et solidaires.

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