Tsembehou - M. Toybou: Le divorce ?

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Entre Moussa Toyibou, le gouverneur d’Anjouan, et la population de Tsembéhou ce n’est pas encore le divorce, mais tout semble indiquer que la lune de miel est déjà consommée. La ville de Tumpa estime à tort ou à raison que le premier Magistrat de l’île a une dent contre elle. Qu’il ne porte pas sur son cœur la ville toute entière. La phrase "Moussa n’aime pas Tsembéhou" est souvent entendue ici et là dans les places publiques. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut la dénomination donnée à la Commune qui regroupe les trois localités de la Région.

 Les Communes à Anjouan passent de Trente trois à douze. Alors que les onze communes de l’île portent chacune le nom du chef lieu, celle de la région qui devait être nommée "Commune de Tsembéhou "est appelée, lisez bien, "Commune de Bambao Cuvette". A l’unanimité, Tsembéhou a rejeté cette dénomination. Et depuis, les concertations se multiplient à un rythme effréné. Le député Mohamed Saïd a quitté la capitale Moroni pour venir à Tsembéhou. Il y restera jusqu’au 18 mars, le temps pour lui de pouvoir résoudre, à sa manière, cette crise.

 Pour sa part, Monsieur Nourdine Bourhane, Secrétaire général du Gouvernement de l’Union, saisi par les autorités locales, devrait rencontrer Moussa Toyibou avant son départ pour le sommet de Qatar.

 Tsembéhou reproche également à M. Moussa d’avoir recalé dix personnes, originaires de la ville, admises récemment à l’examen d’entrée à l’école de Police. En effet, alors qu’il était ministre de l’Intérieur dans le Gouvernement de Moussa Toyibou, Mohamed Saïd avait organisé un concours pour recruter des policiers. Au total, 18 jeunes de Tsembéhou figuraient parmi les heureux élus. Après son départ du gouvernement pour briguer le mandat de député, le gouverneur a revu la liste et n'a gardé seulement que huit d’entre eux.

 Par ailleurs la façon dont le lycée et la mairie sont gérés par les autorités de l’île laisse beaucoup à désirer. L’homme de la rue ne comprend pas pourquoi ce flou artistique et pour quel intérêt ! Il y a quelques mois, le gouverneur est saisi par des notables de Tsembéhou sur la manière dont la mairie fonctionnait. Pour mieux s’imprégner de la réalité, le gouverneur avait envoyé une équipe pour effectuer un audit. En conclusion, le maire ElKabir Siradjidine devrait être changé. L’officier Attoumane Bacar dit Pékéla, un gendarme à la retraite, devrait le remplacer. On attend !

 La même situation d’attente se présente au lycée de Tsembéhou. Le proviseur, Bacar Ahmed, suit actuellement une formation à Moroni. Il devrait lui aussi être remplacé. Pour le choix de ce successeur, Moussa Toyibou avait proposé de former un conseil de 30 personnes (10 par localité). Pour lui c’est ce conseil qui va désigner le proviseur.

 Tsembéhou a boycotté la réunion organisée en cette circonstance, estimant qu’il appartient aux autorités publiques de nommer aux emplois administratifs. Beaucoup de personnes pensent que des réunions de ce genre sont de nature à réveiller les démons de la division entre Drindri, Chandra et Tsembéhou. Pour eux, le calme obtenu à l’issue des législatifs est à préserver jalousement.

 Monsieur Moussa Toyibou qui envisage de briguer un autre mandat au poste de gouverneur en septembre 2011 aura intérêt à rectifier son tir, à chercher à travailler dans une parfaite collaboration avec l’équipe qui l’a soutenu dans la région au moment de son élection. Pour la paix, le calme et la sérénité dans la région et dans l’île.

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